Depuis 2015, certains camping-cars de plus de 3,5 tonnes sont soumis à la même tarification de péage que les poids lourds, malgré leur usage à des fins touristiques. L’appartenance à une catégorie Crit’Air limite l’accès de nombreux modèles aux zones à faibles émissions (ZFE), restreignant ainsi leurs itinéraires dans plusieurs grandes agglomérations françaises.Les critères de classification varient selon la longueur, le poids et la hauteur, générant des différences notables dans les obligations réglementaires et le coût d’utilisation. Ces spécificités impactent le choix du véhicule et le budget à prévoir pour circuler sur le réseau routier national.
Ce qui distingue un camping-car des autres véhicules de tourisme : définitions et catégories
La classification des camping-cars en tant que véhicules de tourisme ne s’arrête pas à une question d’appellation. Elle repose sur un ensemble de critères techniques bien définis qui les distinguent nettement des utilitaires ou des monospaces. Le plus souvent, un camping-car prend appui sur un châssis de fourgon éprouvé : Fiat Ducato, Ford Transit, Renault Master, Iveco Daily, VW Crafter… Sur cette base solide, la cellule de vie est assemblée, avec ses particularités : parfois un toit relevable, ou un lit pavillon pour optimiser l’espace, en fonction des modèles et des usages visés.
Sous le terme camping-car, il existe en réalité plusieurs familles distinctes. Les vans et fourgons aménagés ont la cote grâce à leur format compact, avec moins de 2,10 m de hauteur : ils se faufilent en ville, accèdent à des parkings standards, tout en proposant une salle d’eau et une banquette modulable. Les camping-cars profilés, eux, misent sur une cabine avancée et des lignes pensées pour l’aérodynamisme. Quant aux intégraux, ils offrent l’espace le plus généreux, la cabine étant intégrée à la cellule sans rupture.
Pour s’y retrouver, voici les grandes familles de camping-cars, chacune avec ses spécificités :
- Van aménagé : basé sur un fourgon, parfois avec un toit relevable, compact, polyvalent.
- Profilé : cellule ajoutée sur un châssis cabine, souvent équipé d’un lit pavillon pour gagner de la place.
- Intégral : cabine et cellule fusionnées, pare-brise panoramique, intérieur spacieux.
La mention VASP (véhicule automoteur spécialisé) sur la carte grise atteste d’une homologation complète : isolation, espace cuisine, salle d’eau avec douche, rangements intégrés. Le PTAC (poids total autorisé en charge), qui varie de 3,5 à plus de 7 tonnes selon les modèles, conditionne aussi bien le classement au péage que les restrictions de circulation. Ce sont des paramètres à étudier attentivement avant d’acheter ou de louer.
Quels sont les critères à connaître pour circuler et stationner en camping-car ? Réglementation, Crit’Air et ZFE décryptés
Circuler en camping-car rime avec vigilance réglementaire. Entre le code de la route, les arrêtés municipaux et les nouvelles normes environnementales, le casse-tête n’est pas une légende. Chaque métropole établit ses propres règles. Paris, Lyon, Grenoble, Strasbourg, pour ne citer qu’elles, ont instauré des zones à faibles émissions (ZFE) qui forcent les adeptes de la liberté à revoir leur feuille de route.
Impossible d’échapper à la vignette Crit’Air : chaque véhicule est classé selon la norme Euro de sa motorisation, du diesel le plus ancien à l’essence récente. Les camping-cars avec carte grise VASP sont aussi concernés. Les modèles dotés d’anciens moteurs diesel, en général Euro 3 ou 4, voient leur accès interdit à certaines grandes villes lors des pics de pollution, parfois même toute l’année dans certaines ZFE.
Aucune exception n’est prévue pour les VASP : que vous soyez au volant d’un fourgon, d’un intégral ou d’un profilé, les règles sont identiques. Les modèles récents, conformes à la norme Euro 6, passent plus facilement les barrières. Mais la taille du véhicule pèse aussi dans la balance : hauteur et longueur limitent l’accès à bon nombre de parkings, où des seuils stricts s’appliquent.
Pour ne rien laisser au hasard, voici les points à examiner avant de prendre la route ou de prévoir un arrêt :
- Accès soumis à la vignette Crit’Air dans la plupart des grandes villes.
- Stationnement généralement limité en centre-ville, mais possible sur les aires dédiées, parkings en périphérie ou certaines zones mixtes.
- Respect impératif des ZFE et vérification des arrêtés municipaux avant chaque trajet ou étape.
La réglementation évolue rapidement, les contrôles se multiplient, et chaque destination peut imposer ses propres contraintes. Prendre le temps de s’informer en amont évite bien des mauvaises surprises une fois sur place.
Tarifs de péage, conseils pratiques et astuces pour bien choisir son camping-car
Voyager en camping-car, c’est aussi composer avec la question des tarifs de péage. Sur le réseau autoroutier, le classement dépend directement du gabarit et du poids. La plupart des profilés et intégraux sont classés en catégorie 2, comme les utilitaires légers. Mais si votre PTAC dépasse 3,5 tonnes ou si la hauteur franchit 3 mètres, c’est la classe 3 qui s’applique. Résultat : la facture grimpe vite, surtout lorsque le trajet traverse plusieurs régions. Ce point doit être intégré dans le budget global du voyage, sous peine de mauvaises surprises.
Pour bien choisir son camping-car, il faut prendre en compte plusieurs critères : budget disponible, fréquence des escapades, nombre de passagers, et naturellement, les dimensions du véhicule. Les vans aménagés séduisent par leur agilité, une consommation contenue et la facilité à trouver une place en ville. Les camping-cars profilés combinent confort de vie et maniabilité, tandis que les intégraux misent sur l’espace intérieur. Pour se faire une idée sans engagement, la location reste un excellent moyen de tester différents formats avant de franchir le pas.
| Type | Consommation moyenne | Classe de péage |
|---|---|---|
| Van aménagé | 7-9 L/100 km | 1 ou 2 |
| Camping-car profilé | 9-11 L/100 km | 2 |
| Intégral > 3,5 t | 11-13 L/100 km | 3 |
Qu’il s’agisse d’un véhicule neuf ou d’occasion, l’examen attentif de la cellule de vie, de l’isolation, de la motorisation (un diesel Euro 6 reste le plus adapté aux réglementations actuelles) et du sérieux des marques de camping-cars, Fiat, Ford, Renault, Iveco, VW, s’impose. Il vaut mieux se pencher sur les contrats d’assurance spécifiques, les garanties pour la partie habitable, mais aussi la disponibilité des pièces détachées. Pour ceux qui visent l’achat, l’automne est souvent propice aux bonnes affaires sur les modèles d’exposition, juste avant le renouvellement des gammes.
Sur les routes de France, chaque camping-cariste trace sa propre trajectoire, la réglementation dans un coin de la tête, l’itinéraire dans l’autre. Entre vigilance et découvertes, ceux qui savent anticiper et choisir leur monture voyagent plus loin, et surtout, plus librement.


